La montagne qui domine Béjaïa porte le nom de Yemma Gouraya, « Mère Gouraya », que la tradition présente comme la gardienne de la ville. Son mausolée, au sommet, reçoit toujours des visites de recueillement ; autour, le parc national de Gouraya descend jusqu’à la mer.
Une sainte et son sommet
Selon la tradition, Yemma Gouraya se serait établie au sommet de la montagne, et sa demeure serait devenue sa sépulture. Le mausolée est resté un lieu de pèlerinage, où l’on vient pour la ziara, la visite pieuse. On y monte en marcheur, on y entre en visiteur d’un lieu de culte : le recueillement des autres fait partie du lieu.
La crête, les singes, le phare
Le parc national, réserve de biosphère de l’UNESCO depuis 2004, abrite le macaque berbère, que l’on croise sur le chemin de crête menant au pic des singes. Plus loin, sur la presqu’île du Cap Carbon, un phare construit en 1906 veille à plus de 220 mètres au-dessus de la mer, sur les forêts qui descendent jusqu’aux rochers.