Du haut de la grande dune, la palmeraie de Béni Abbès dessine la forme d’un scorpion. En bas, l’oasis blanche de la vallée de la Saoura réunit ksour de terre, un musée saharien né en 1942 et l’ermitage de Charles de Foucauld.
On monte la dune en fin de journée pour voir, en contrebas, la forme de la palmeraie et la vallée de la Saoura. Vue d’en haut, l’oasis montre aussi ses fragilités : beaucoup de parcelles ont été abandonnées, faute d’eau ou à force de partages entre héritiers. Une palmeraie qui change fait partie de ce que l’on vient comprendre.
Au cœur de la palmeraie, un vieux ksar inhabité depuis 1957 est en cours de restauration ; d’autres ksour restent habités. Plus loin, la station scientifique fondée en 1942 par le géologue Nicolas Menchikoff abrite un musée saharien : outils préhistoriques, roches et fossiles, jardin botanique.
En octobre 1901, Charles de Foucauld s’installe à Béni Abbès et y bâtit sa fraternité, avec une chapelle et un jardin. Le lieu reste fréquenté pour la prière. Le calendrier local a aussi ses grands moments : pour le mawlid, qui célèbre la naissance du Prophète, la population se retrouve sur la place, et le baroud s’achève par une seule salve.