L’oued Abiod
L’oued, appelé Ighzir Amellal en tamazight, a creusé un canyon de plusieurs kilomètres. Au fond, palmiers et jardins tracent une ligne verte sous les parois ocre.
Explorer
De la Méditerranée au Sahara, par régions, villes et lieux.
Un lieu à explorer
Le canyon ocre de l’oued Abiod
Sur la route de Batna à Biskra, la montagne s’ouvre d’un coup. L’oued Abiod a creusé un canyon aux parois ocre, et dans ces parois, des familles ont bâti des maisons étagées au-dessus des palmiers et des jardins.
Illustration assistée par IA (Direction l’Algérie), d’après Zenstar · CC BY-SA 4.0
Sur place
Les belvédères de la route nationale donnent la vue d’ensemble ; la descente dans le canyon, raide et non aménagée, gagne à être accompagnée. Renseignez-vous localement avant de la prévoir, et visez le matin ou la fin d’après-midi pour le relief des parois.
L’esprit du lieu
On les dit troglodytes, mais ce ne sont pas des grottes : les habitations du Ghoufi sont taillées et bâties dans la falaise, en gradins, et réunies en taqliath : des maisons à plusieurs niveaux où une famille vivait et gardait ses récoltes. Une même construction répondait à trois besoins, se loger, conserver et se protéger, sur une paroi tournée vers les jardins.
Vieux de plus de quatre siècles, ces villages sont aujourd’hui abandonnés et leur bâti se dégrade. Classé au patrimoine national en 2005, l’ensemble figure sur la liste indicative de l’Algérie à l’UNESCO, sous le nom de systèmes oasiens des gorges du Rhoufi et d’Oued Labiod.
Au fond du canyon, l’oued entretient une bande verte de palmiers et de vergers, que l’on suit du regard depuis le haut des parois. Sur la route qui descend vers Biskra, le Ghoufi marque le passage entre la montagne des Aurès, parfois enneigée l’hiver, et les premières palmeraies du piémont saharien.
Le sens du détour
L’oued, appelé Ighzir Amellal en tamazight, a creusé un canyon de plusieurs kilomètres. Au fond, palmiers et jardins tracent une ligne verte sous les parois ocre.
Hitesla, Idharène, Ath Mimoune, Ath Yahia : ces villages étagés, désormais abandonnés, se lisent le mieux depuis les belvédères de la route.
Se repérer
Ce que l’on vient vivre
À vivre
Au-dessus de l’oued Abiod, lire les maisons bâties dans la falaise du Ghoufi.
Ajouter à mon voyageÀ votre rythme
7 jours
Aurès, Timgad, portes du désert
Partir de cette idéeChoisir son moment
Période de découverte : mars-mai · oct.
Le voyage continue
Des voyages qui passent par ici
Les envies deviennent un voyage
Ajoutez cette étape à votre voyage et composez la suite, à votre rythme.